Toulouse veut doubler la longueur des rames de métro d’ici à 2019

C'est dans l'air du temps, mais chacun a sa solution. Le Val de Toulouse est plus que plein aux heures de pointe. En vue d’améliorer la capacité sur la ligne A de son métro automatique, le SMTC a lancé une concertation publique, qui se déroule du 11 mai au 5 juin. Solution proposée : faire circuler des rames de 52 m aux heures d’affluence en couplant deux rames actuelles de 26 m.

Préalablement, il faudra réaménager les stations et le garage-atelier. Les automatismes devront également être adaptés pour la formation et la circulation de rames doubles. En principe, les équipements sont prévus pour, mais dans quatre stations, il faudra littéralement pousser les murs du gros œuvre pour disposer de quais de 52 m. Chiffré à 180 millions d’euros, ce programme de mesures pourrait être mené à bien à l’horizon 2019 et devrait permettre, dans un premier temps, d’absorber la croissance de la demande avec le matériel roulant existant. En prenant soin de coupler des rames de la même série (le parc de Toulouse comprend des Val 206 et 208). Mais « si la fréquentation constatée est en forte croissance, la capacité offerte pourra être adaptée à la demande par simple achat de nouveaux trains, sans aménagements supplémentaires », ajoute le SMTC.

« Simple » ? Possible, dans la mesure où Toulouse veut faire « comme c’est le cas aujourd’hui dans le Val de Turin », un réseau ouvert en 2006 où les Val 208 de Siemens circulent sous forme de doublets de 52 m. La communication du SMTC ne dit pas un mot, en revanche, sur le programme de passage à 52 m actuellement en cours de mise en œuvre dans le métro de la métropole lilloise. Or sur la ligne 1 de ce réseau, c'est tout sauf « simple », avec déjà deux ans de retard. Mais il y a des différences. La métropole lilloise a commandé de nouvelles rames Alstom de 52 m dans le cadre d’un ambitieux programme qui comprend également un remplacement des automatismes, qui ont dépassé les 30 ans d’âge, par un CBTC très (trop ?) innovant, également signé Alstom. A Toulouse, où le Val a été mis en service en 1993, soit dix ans après Lille, on se contente de garder les systèmes en place. Un choix prudent, mais qui risque de figer l’évolution technique : également mis en service en 1993, les automatismes et les rames du Val desservant l’aéroport international de Chicago O’Hare vont être remplacés par un CBTC et de nouveaux véhicules.

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