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Croissance prudente d’Ingérop dans une conjoncture incertaine
Le 18 mai, Ingérop a présenté des résultats annuels 2014 qui reflètent la stratégie prudente de cette entreprise d’ingénierie indépendante, dont le capital est détenu par ses cadres. Depuis une quinzaine d’années, Ingérop connaît en effet une croissance d’activité régulière et sans à-coups. La faible croissance entre les exercices 2013 et 2014 avait été anticipée, d’autant plus que « toutes les années électorales sont des années limitées », comme l’a rappelé Yves Metz, président d’Ingérop. Le chiffre d’affaires consolidé est en effet passé de 189 à 191 millions d’euros (+1 %), avec un Ebit à 6 % du CA et un résultat 2014 stabilisé à 8,9 % millions d’euros (4,6 % du CA), en recul après un point haut du résultat en 2013 à 9,5 millions d’euros, mais en restant « parmi les meilleurs niveaux par rapport au CA ».
Après les changements induits par les élections municipales de 2014, qui peuvent se traduire par des remises en cause de projets, l’entreprise anticipe désormais une croissance « relativement forte » en 2015, avec un tassement de l’Ebit à 5,4 %. Alors que son carnet de commandes lui donnait une « bonne » visibilité sur plus de 17 mois aux premiers jours de 2015, Ingérop préparait les investissements pour les prochaines étapes de sa croissance externe, tant en France (une entreprise dans le bâtiment sur le secteur de Lille) qu’à l’international (négociations exclusives en cours en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud). Cette croissance externe et plusieurs contrats « significatifs » signés à l’international font que ce domaine géographique devrait compter pour 20 % de l’activité d’Ingérop en 2015 (contre une bonne quinzaine de pour cent en 2014).
La prudence qu’inspirent ces résultats se reflète dans les recrutements : 2014 a été « une petite année » avec 130 nouveaux collaborateurs et les perspectives pour 2015 sont du même ordre. La formation continue est toutefois à un niveau élevé, avec 3,8 % de la masse salariale (en France). De plus, « une quarantaine de nos experts donnent des cours dans les grandes écoles », souligne Yves Metz.
Reflet de l’internationalisation d’Ingérop : sur près de 1 600 salariés (65 % d’ingénieurs et cadres, contre 35 % d’employés, techniciens et agents de maîtrise), 215 travaillent à l’international. Si une centaine de ces postes internationaux sont basés en Afrique du Sud et Mozambique, le spécialiste de l’ingénierie est implanté dans 48 pays et intervient dans plus de 60, dont trois nouveaux : Pérou, Monténégro et Arabie saoudite. La participation est renforcée au Japon (Ingérosec) et l’activité se maintient en Amérique latine, mais aussi en Espagne, en dépit de la crise. Avec une répartition inégale entre les cinq métiers (Infrastructures, Ville & Transports, Eau & Environnement, Bâtiment, Energie & Industrie) selon les zones géographiques : « Nous ne sommes pas présents dans le secteur de l’expertise des systèmes transports dans le Golfe, pour des questions de priorité », explique le président d’Ingérop.
A cheval sur les métiers Infrastructures et Ville & Transports, la liste des contrats signés par Ingérop dans le domaine des transports urbains comprend des projets de premier ordre : maîtrise d’œuvre des infrastructures du tronçon Villejuif – Pont-de-Sèvres de la ligne 15 du Grand Paris Express (avec Setec TPI), ligne E du tram de Grenoble (dans le groupement e-tram, avec Egis Rail et Gauthier-Conquet) ou futur tram T9 d’Ile-de-France (avec Richez_Associés) en France, tramway sur pneus type Translohr et téléphérique de Medellín en Colombie… Il y a aussi les projets ferroviaires, avec la maîtrise d’œuvre intégrée pour le compte d’Eiffage sur la LGV Bretagne – Pays de la Loire (génie civil, voie, sécurité ferroviaire) ou encore une mission de conception la ligne nouvelle Niamey – Dosso (140 km), au Niger (études de tracé et terrassements, étude de l’armement de la voie, études des ouvrages d’art et ouvrage hydraulique, génie civil) pour le compte de Bolloré.
Cadre de la conférence de presse du 18 mai, le projet actuellement le plus spectaculaire sur lequel travaille l’entreprise est sans doute la Canopée en cours de réalisation au-dessus du Forum des Halles. Si ce dernier est en principe un centre commercial et culturel, il s’agit également d’un pôle d’échanges majeur au cœur de Paris, avec pas moins de 800 000 voyageurs chaque jour…
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