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COP21. Les Français prêts à changer leurs comportements
« Nous avons été surpris – agréablement – par les réponses des Français à notre étude : nos concitoyens se sentent concernés par les questions environnementales et les transports publics leur paraissent être une solution très forte. Ils sont prêts à les prendre davantage », souligne Jean-Pierre Farandou, le président de l’Union des transports publics (UTP), également président de Keolis, en présentant les enseignements de l’Observatoire de la mobilité 2015.
Selon l’enquête réalisée en juin par l’Ifop auprès de 1 009 utilisateurs de transports en commun et 492 non-utilisateurs, vivant dans des agglomérations de plus de 50 000 habitants, 67 % d’entre eux utilisent les transports publics régulièrement. Ce qui représente une hausse de 4 points par rapport à l’année précédente. Et, si une personne interrogée sur quatre indique les emprunter par l’impossibilité de faire autrement, une sur dix affirme faire ce choix pour des questions environnementales, ce qui est « assez nouveau, estime l’Ifop. Les transports sont le seul secteur pour lequel les Français affirment vouloir changer leurs comportements pour des questions d’environnement », précise l’institut de sondage. Ainsi les trois quarts des Français se disent prêts à le faire.
Parmi les autres enseignements de cette étude, citons encore la fréquentation en hausse dans les transports publics urbains : elle a progressé de près de 40 % en dix ans. Cette tendance est désormais constatée dans les réseaux des agglomérations de moins de 100 000 habitants. « Entre 2013 et 2014, ces réseaux ont vu leur fréquentation croître de 1,9 % alors que la hausse moyenne de la fréquentation toutes agglomérations confondues s’élevait à 1,3 % », rappelle Laurence Broseta, vice-présidente de l’UTP, également directrice générale France de Transdev.
Reste le côté sombre du tableau que l’UTP ne manque jamais de rappeler : les besoins du transport public urbain sont évalués à plus de 16 milliards d’euros par an. Or, ses ressources fondent, tout particulièrement les dotations de l’Etat qui ont été abaissées de 800 millions d’euros en 2014, puis plus de 2 milliards en 2015, selon l’UTP. Déjà, on en voit déjà les conséquences et ici ou là l’offre de transport se contracte.
L’organisation professionnelle réclame « la fin des mauvaises nouvelles » comme l’ont été l’abandon de l’écotaxe, la baisse des dotations ou le relèvement du seuil du versement transport. Cela alors que les questions de sûreté prennent de plus en plus d’importance. Et qu’il faudra aussi les financer.
Marie-Hélène Poingt
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