vr&t. a supposer que les questions de financement soient résolues, on peut se demander si la filière ferroviaire pourrait répondre aux commandes massives annoncées par valérie pécresse, ou par claude bartolone. qu’en pensez-vous ? j.-p. a. il est clair que les ambitions affichées – ne serait-ce que par les deux principaux candidats – sont considérables et que leur réalisation constitue un défi pour notre filière. un défi certes, mais qui est loin d’être insurmontable. pour ce qui est de la capacité de notre filière à répondre à ce défi industriel, je rappellerai tout d’abord que nous avons, en france, les leaders européens ou mondiaux de l’industrie ferroviaire. j’y inclus bien sûr les activités de travaux de voie et de l’ingénierie. par ailleurs, quel meilleur exemple que celui de l’année 2013 pour faire taire les incertitudes des capacités de notre industrie à faire face aux ambitions affichées : au cours de 2013, nos sites industriels ont réussi à produire simultanément 88 rames de métros ou rer, 36 rames ter, 6 rames de tram-train et 126 tramways. or, vous le savez, notre industrie va être confrontée dès 2017 à un énorme creux…