une sorte d'avis de vigilance orange. a la sncf, une demande de concertation immédiate avec menace de grève possible pour le 9 mars a été déposée auprès de la direction, aussitôt remis aux syndicats le 18 février le projet de décret-socle du gouvernement sur la durée du travail dans le secteur ferroviaire. le texte doit pendant un mois faire l'objet de ce que la direction rh de la sncf appelle une « stabilisation ». avec l'utp, les entreprises privées et les organisations syndicales. et avant sa transmission au conseil d'etat d'ici le 15 mars. « le compte n'y est pas », réagissait d'ores et déjà l'unsa ferroviaire dès le lendemain. pour elle, deuxième syndicat représentatif à la sncf mais ouvert aussi désormais à tous les employés du rail, le décret-socle s'apparente à « un compromis patronal articulé sur les dérogations au code du travail sans compensations pour les salariés ». quant à la cgt cheminots (encore premier syndicat à la sncf avec 34, 33 % des suffrages aux dernières élections professionnelles), elle demandait dans un communiqué : « comment peut-on s'alarmer de la dégradation de la sécurité ferroviaire et dans…