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Guillaume Pepy répond – indirectement – aux maires de villes moyennes
L'association Villes de France, qui rassemble des maires et des présidents d'agglomérations de taille moyenne, s’est plaint il y a quelques jours de suppressions de dessertes par TGV de leurs territoires et d’une dégradation de la qualité, refusant que « les villes moyennes restent à quai ». Guillaume Pepy leur a répondu indirectement, estimant le 11 mars, lors de la présentation des comptes de l’entreprise, qu’un « excès de charges – essentiellement des charges externes – pèse sur le TGV ».
Pourtant actuellement, « le TGV va bien commercialement », indique le président du directoire de SNCF. Après deux ans de baisse de trafic, le TGV a enregistré une – très – légère reprise en 2015 : +0,5 % de hausse de trafic. A périmètre constant, la SNCF prévoit la poursuite de cette légère hausse sur les dix prochaines années (sans tenir compte des quatre nouvelles lignes à grande vitesse qui doivent être mises en service d’ici à la fin 2017 et se traduiront par plusieurs millions de voyageurs supplémentaires).
Mais les charges trop lourdes pourraient hypothéquer l’avenir. Guillaume Pepy rappelle ainsi que le financement des Intercités est assuré à hauteur de 235 millions annuels par les TGV. D’où le mandat confié au préfet François Philizot chargé de faire le tour des régions pour voir comment faire évoluer ces dessertes.
Mais surtout, estime Guillaume Pepy, le TGV circulant sur tout le réseau, et pas seulement les lignes à grande vitesse, est devenu « un train à tout faire ». Se référant à la grande vitesse japonaise, Guillaume Pepy rappelle que le Shinkansen ne s’arrête que dans une vingtaine de gares, alors que « le TGV en comptabilise dix fois plus ». Selon lui, « des dessertes trop fines finissent pas créer du déficit ». D’où le rôle confié à Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyageurs, de voir comment combiner les activités entre les Intercités, les TER et les TGV. Mais « il n’y aura pas de mouvements brusques », assure Guillaume Pepy, tout en rappelant qu’aujourd’hui « la marge opérationnelle du TGV est inférieure à 10, alors que tous les économistes considèrent que cette marge doit être comprise entre 18 et 20 pour pouvoir renouveler le matériel ».
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