Dans la compétition à laquelle se livrent les trois principaux groupes français de transport public, Keolis garde sa place de leader sur le marché domestique face à Transdev et RATP Dev. Mais il n’est pas exclu que les forces en présence évoluent dans les prochaines années, puisque la filiale de la SNCF, qui a aujourd’hui mainmise sur tous les grands réseaux à l’exception de Marseille et Nice, tous deux en régie, va voir quelques-uns de ses fleurons remis sur le marché (voir l'article ci-dessus). A l'affût des tendances dans les nouvelles mobilités, Keolis développe une politique de partenariats. Le groupe vient de signer un partenariat avec LeCab, leader du VTC, via une « prise de participation significative » qui pourrait « accélérer son développement hors de l’Ile-de-France, en s’appuyant sur l’implantation nationale de Keolis ». Et un autre avec Navya, le fabricant lyonnais de navettes électriques autonomes. C'est surtout à l’international que Keolis se développe, ce qui donne souvent lieu à des luttes fratricides entre Français. Et laisse parfois de profondes traces, comme le contrat des trains de banlieue à Boston dans le Massachusetts. Gagné de haute lutte contre Transdev,…