Votre panier est actuellement vide !
La Normandie hérite des Intercités
D’ici trois ans, Hervé Morin, le président de la région Normandie, aura la gouvernance des trains Intercités, en plus de celle des TER. L'accord a été scellé le 25 avril entre le président du conseil régional de Normandie et le Premier ministre L'Etat devrait verser 720 millions d’euros pour le renouvellement des trains sur deux relations Intercités, Paris – Rouen – Le Havre, considérée par l’Etat comme ligne structurante, et Paris – Caen – Cherbourg. La somme doit satisfaire la région, puisqu'elle correspond aux estimations qu'elle avait présentées. Dans un entretien à VR&T, Jean-Baptiste Gastinne, vice-président Transports, avait demandé dans un premier temps entre 600 et 700 millions d'euros, avant de réévaluer cette somme dans une fourchette comprise entre 700 à 800 millions. En échange de ce renouvellement, la région prendra en charge les déficits d'exploitation, estimés pour les deux lignes à 12 millions d'euros annuels. L'investissement promis par le Premier ministre pour le matériel devrait intervenir avant 2019 ou 2020. La décision d'avoir recours à un appel d'offres pour ces nouveaux matériels ou de recourir au contrat-cadre TER n'est pas encore prise. Rappelons que, dans l'hypothèse d'un recours au contrat-cadre, le secrétaire d’Etat, Alain Vidalies, dans son point d'étape de février sur les TET, mentionnait le matériel à deux niveaux Bombardier. Le constructeur juge en effet sa version grandes lignes, dite Omneo, du Regio 2N parfaitement adaptée aux besoins de la Normandie.
Au total, la Normandie va prendre la gouvernance des cinq lignes Intercités : Paris – Caen – Cherbourg (et Deauville), Paris – Rouen – Le Havre, Paris – Granville, Paris – Evreux – Serquigny et Caen – Le Mans-Tours. « La Région prendra ainsi la responsabilité des horaires, du cadencement et de la gestion des équipements », a précisé Hervé Morin.
De plus, l’Etat et SNCF Réseau ont confirmé leurs engagements à investir aux côtés de la région Normandie de façon à achever d’ici 2020 la modernisation de ces deux lignes normandes (500 millions d’ici à 2020).
Enfin, le président de la région a rappelé la nécessité de mettre en place la future Ligne nouvelle Paris – Normandie (LNPN). « Nous ne laisserons pas le trafic baisser au rythme actuel sur les liaisons entre la Normandie et Paris. C’est aujourd’hui que nous donnons un avenir ferroviaire à la Normandie, c’est aussi aujourd’hui que les choses se jouent pour la future LNPN en 2030. »
F. D.
Laisser un commentaire