Un salon où l’on cause, 2. Où l’on reparle de Farandou

L'affaire du RH0077 va laisser des traces au sein de la SNCF. Et tout le monde se demande : Guillaume Pepy va-t-il rester ? Peut-il rester ? On calcule. S'il reste après avoir été désavoué par le pouvoir, il perd de sa valeur auprès d'autres employeurs, s'il s'en va au contraire, il montre sa force de caractère. C'est vrai, on a vu tous les présidents d'entreprise publique avaler d'énormes couleuvres, cela fait partie de la mission. Mais là, c'était le top. Les commentaires s'accordent sur un départ, avant les vacances ou à la rentrée, mais divergent sur l'initiative : viendra-t-elle de Pepy lui-même ou du gouvernement ? Mais ce ne sont que des commentaires et l'intéressé se tait. Fidèle au poste, on l'a vu, lors des inondations, très présent sur le RER C, avec gilet jaune et casque de chantier. Message : je suis là.

Quand a couru le bruit de sa démission, le gouvernement a fait savoir qu'on ne s'en allait pas au beau milieu d'une négociation. Et que, de toute façon la menace d'un départ ne le prendrait pas au dépourvu : il avait une solution de rechange. Le nom de Jean-François Carenco, préfet d'Ile-de-France, a été avancé. Mais, comme il a 64 ans, ce serait une présidence de transition. Soit dit en passant, son nom est parfois évoqué pour Transdev aussi.

Mais la piste la plus sérieusement évoquée aujourd'hui pour la SNCF, c'est Jean-Pierre Farandou. Ce serait le choix de Matignon. Le tour de piste qu'a fait le PDG de Keolis pour la présidence de SNCF Réseau ne l'a pas desservi, bien au contraire, même s'il a buté sur un veto de l'Arafer. On veut même voir des aspects psychologiques à l'affaire. Le nom a été glissé à François Hollande, le président de la République l'a en tête, on le lui a refusé, il ne restera pas sur un échec.

 

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