« Notre industrie ferroviaire au pied du mur entre rente et marché »

« mais cette addiction de notre industrie à ces droits de tirage colbertistes n'est ni suffisamment stimulante, ni économiquement durable. notre marché intérieur est sous-dimensionné pour prétendre soutenir à lui seul la prospérité de nos usines, ainsi que leur compétitivité sur un marché mondial en pleine consolidation. a force de faire supporter le poids du tgv à la sncf, l'endettement de notre système ferroviaire lesté d’un déficit annuel de l'ordre de 50 milliards d’euros, atteint des sommets quasi insoutenables. les régions, après une période d'apprentissage ferroviaire entrent dans une phase de plus grand discernement dictée par la maîtrise de leurs finances et par la frugalité tarifaire à laquelle les contraignent des usagers de plus en plus exigeants. enfin, le marché des tramways urbains impulsé dans les années 90 à nantes et à grenoble atteint la maturité de sa phase de premier équipement. si cet "abonnement" à une commande publique accommodante est de bonne guerre, il n’est ni inépuisable, ni dénué de risques. d'abord, parce que cette rente n'est pas immuable à une époque de tensions sur les finances publiques. alors que la sncf est sommée de maîtriser sa dette et…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *