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Le nouveau projet de Google qui inquiète les opérateurs
Jean-Pierre Farandou a tiré le signal d’alarme en présentant la Journée du transport public du 17 septembre. Attention à la menace que fait peser Google sur l’ensemble du transport public, a-t-il prévenu ! Selon lui, le géant américain a franchi un nouveau pas pour devenir un acteur de la mobilité qui pourrait à terme concurrencer les opérateurs de transport public, comme sa propre entreprise, Keolis, ou Transdev.
Cet été en effet, la ville américaine de Columbus (Ohio) a remporté le concours Smart City lancé par le ministère américain des Transports. Elle bénéficiera d’aides fédérales mais aussi des outils de Sidewalk Labs, une start-up dédiée à la smart city. Cette société lancée par Google en juin 2015 a travaillé sur le déploiement du Wi-Fi à partir du mobilier urbain et a récemment présenté une plate-forme permettant de coordonner toutes les mobilités ainsi qu’un outil de gestion de parking.
Or, selon le quotidien britannique The Gardian, Sidewalks Lab, qui veut proposer toutes les solutions de mobilité (transports collectifs, vélos, covoiturage, parkings…) avec une solution de paiement mobile intégrée, propose de capter des subventions publiques pour les rediriger en fonction des choix de transport des usagers. Autrement dit, un système d’autopartage pourrait par exemple éventuellement remplacer des transports publics. Plusieurs villes américaines sont déjà en train d’explorer certaines de ces possibilités et Google apparaît déjà comme un de leurs partenaires essentiels.
Le contexte américain est loin du modèle français. Mais au moment où les pouvoirs publics doivent préciser les modalités de l’ouverture des données – le fameux open data qui inquiète également les exploitants de transport public refusant d’accorder gratuitement aux géants américains de la nouvelle économie des masses d’informations acquises à « grands coups d’investissements » –, il est bon d’agiter le chiffon rouge pour ne pas se retrouver demain de simples sous-traitants sans valeur ajoutée.
Marie-Hélène POINGT
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