les opérations sur place se sont achevées le 23 octobre et le 24 a été décrété journée de deuil national par le président du cameroun paul biya. et alors que deux enquêtes, interne et judiciaire, sont en cours pour identifier l’ensemble des facteurs qui ont conduit à l’accident, le public cherche une cause et un coupable. est-ce la composition renforcée du train ? et dans ce cas, quel rôle a joué le ministre des transports edgar alain mebe ngo’o ? l’intéressé, dont les services ont autorisé l’ajout de huit voitures, nie avoir donné des instructions dans ce sens. dès le 25 octobre, eric melet, président de bolloré africa railways, maison-mère de camrail, indiquait à l’agence reuters que le train accidenté allait, selon les premières constatations, à la vitesse de 80-90 km/h, soit celle en vigueur en pleine voie, alors que l’on se trouvait à l’approche de la gare d’eséka, dont la traversée est autorisée à 40-50 km/h. toutefois, « beaucoup de paramètres peuvent jouer, qui doivent être analysés précisément avant de pouvoir en dire plus », a ajouté le dirigeant dans un entretien à reuters par téléphone. sans préjuger des…