Plus rien ne s’oppose à la commande de trains Bombardier par la Normandie

La Normandie a confirmé le 10 novembre qu’elle pouvait commander à Bombardier 40 nouveaux trains Regio 2N Omneo qu’elle compte faire circuler à l’horizon 2020 sur les lignes Paris – Rouen – Le Havre et Paris – Caen – Cherbourg. La région attendait en effet, avant de passer cette commande d’un montant de 720 millions d’euros, d’avoir l’assurance que ces trains seraient compatibles avec l’infrastructure de la gare de Paris-Saint-Lazare. Elle craignait en effet que ces nouveaux trains se « frottent » lors de croisements en gare, comme l’a expliqué à l’AFP Claude Solard, le directeur général délégué de SNCF Réseau.

Dans cette gare, la distance entre les axes de pose de voie (entraxes) pourrait poser problème lorsque deux nouveaux trains se croiseront, notamment sous le pont de l'Europe. Jusqu’à présent, la question ne se posait pas, les trains actuels n’utilisant pas tout le gabarit. Or, cela ne sera plus le cas avec les Regio 2N dont les caisses sont plus courtes mais aussi plus larges.

SNCF Réseau a donc lancé des études dont le résultat, dévoilé le 10 novembre, montre « qu’il n’y a pas d’obstacle lié à l’infrastructure ferroviaire ». Plus précis, Claude Solard indique que « ça passe, et que ça passe juste ». Du fait des marges extrêmement faibles sur le gabarit, il faudra vérifier régulièrement que des travaux ou des circulations ne modifient pas la position de la voie.
Dans une lettre adressée à la région, Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, rappelle que « des études complémentaires doivent être initiées au plus tôt pour mener à terme la procédure d’autorisation de mise en exploitation commerciale et définir les travaux connexes à réaliser sur l’alimentation électrique, les voies de service ou la signalisation, travaux tout à fait classiques pour accueillir un nouveau matériel roulant sur une infrastructure qui date du début du siècle dernier ». Et ajoute-t-il, il faudra aussi « définir les modalités de financement de ces travaux ».

Pour Hervé Morin, le président UDI de la région Normandie, « plus rien ne s'oppose à la commande des trains ». Il annonce la signature de la commande pour le 24 novembre.

M.-H. P.

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