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Le Ceser va refuser la fusion Stif-SGP
L’année se termine bien pour la Société du Grand Paris. Lancement d’un « mook » volumineux sur les « business opportunities » du Grand Paris Express, affluence au Simi le salon de l’immobilier d’entreprise qui vient de se tenir au Palais des Congrès, intérêt confirmé des professionnels pour l’opération « Inventons la métropole du Grand Paris ». Et, last but not least, désaveu infligé par le Ceser à Valérie Pécresse.
La présidente du conseil régional d’Ile-de-France a lancé son offensive contre le Grand Paris. A la fois contre la métropole, la MGP, qu’elle juge inutile, et la Société du Grand Paris, qu’elle voudrait voir englobée dans une autorité plus vaste de la mobilité. Mais, selon La Lettre de l’Expansion, le Ceser, Conseil économique, social et environnemental régional, que la présidente avait saisi à propos d’une fusion Stif-SGP, rejette cette solution dans un rapport qui doit être approuvé le 8 décembre. Pour le Ceser, « un tel changement institutionnel engendrerait des retards dans la marche du projet et notamment dans l’ouverture de la ligne de métro du GPE. Il casserait une dynamique et risquerait de diluer les ressources financières affectées aux investisseurs vers des dépenses de fonctionnement ».
Autre bon point, le Simi. Le salon a été l’occasion de vérifier l’attrait du Grand Paris. Dans un salon où se pressent les grands aménageurs, où les territoires parisiens célèbrent leurs mètres carrés de bureaux, où Bouygues se fait le champion de la construction en bois, l’intérêt pour « Inventons la métropole » ne faiblit pas. Le lancement de l’appel à projets concernant 62 sites, le 10 octobre à Nogent-sur-Marne, sur le modèle du « Réinventer Paris » d’Anne Hidalgo, avait déjà rassemblé un nombre inespéré de participants. Et, depuis, selon Martin Guespereau, directeur du projet, 1 300 personnes se sont inscrites pour accéder aux documents. Les trois partenaires (préfecture d’Ile-de-France, Société du Grand Paris, Métropole du Grand Paris) attendent que se forment des groupements un peu plus « évolués » que d’habitude. La formule investisseur, architecture, promoteur semble aujourd’hui un peu courte, et des start-up ou des associations impliquées dans la vie urbaine devraient venir compléter les groupements.
De quoi donner corps à la métropole ? Elle reste fragile. François Fillon, s’il est élu président de la République, a promis de supprimer cette couche supplémentaire du mille-feuille institutionnel. Mais elle est présidée par Patrick Ollier. Soutien au premier tour de Nicolas Sarkozy, le maire Les Républicains de Rueil-Malmaison s’est tout de suite rallié à François Fillon… que Valérie Pécresse avait auparavant quitté pour Alain Juppé. De quoi trouver l’oreille du candidat de la droite ?
F. D.
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