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RER 2N NG : premiers trains dans deux ans
Ce n’est pas encore signé. Mais tout le monde veut aller vite, la commande pourrait être passée par la SNCF en janvier et la convention de financement approuvée dans la foulée par le Stif. Alstom et Bombardier ont remis il y a un mois leur Best and final offer. A quoi ressemblera le RER 2N NG ? Pas de détail pour l’instant. On sait simplement qu’il devra « être très fortement motorisé, offrir une forte capacité et être fiable dès ses débuts », souligne Jean-Baptiste Eymeoud. Le DG France d’Alstom sait parfaitement ce qu’il en coûte de manquer le rendez-vous de la mise en service : alors chez Bombardier, il a connu les déboires de la NAT et ses conséquences ruineuses.
Sous réserve donc que la commande soit passée rapidement, les quatre premiers trains pourraient sortir au plus tôt fin 2018, pour passer les essais techniques et les tests d’homologation. L’objectif est de mettre en service en 2021 un « miniparc » de 14 rames. Valérie Pécresse, qui sera alors en fin de mandat, ne sera pas mécontente de donner aux Franciliens avant les élections régionales un avant-goût du renouvellement massif des trains qu’elle a promis. On ne sait pas encore quelles rames précisément seront alors mises en service, le RER 2N NG devant connaître deux versions, l’une pour le RER E (112 mètres), et une autre, plus longue d’une voiture (130 mètres), pour le RER D. Début 2017, la commande précisera si les longues ou les courtes viennent d’abord, ou un mixte des deux.
En attendant, comme prévu, les deux prochaines années, avec la fin des RER A et du métro fer RATP s’annoncent difficiles à Valenciennes. Après, c’est une autre affaire. Les usines de Crespin (Bombardier) et Petite-Forêt (Alstom) vont alors tourner à plein et produire après 2020 « 60 trains par an, voire 70, soit deux voitures par jour » précise Jean-Baptiste Eymeoud. Les deux constructeurs (alliés dans un consortium où Alstom a 70 % des parts et Bombardier 30 %), s’apprêtent à travailler comme ils le font déjà pour le MI 2N, destiné au RER A. Alstom faisant les deux voitures d’extrémité et Bombardier les voitures intermédiaires, Alstom assurant de plus propulsion, traction et bogies.
A la direction d’Alstom, on regrette un « faux procès » sur la délocalisation de la production. Selon Jean-Baptiste Eymeoud, DG d’Alstom France, « la France bénéficie plus de l’international en volume et en valeur, que l’inverse. Et si certains sous-ensembles mécaniques peuvent être fabriqués dans nos sites à l’étranger, cela ne représente que 5 % de la valeur finale. RER NG sera lui conçu et fabriqué sur les sites d’Alstom en France. » Compte tenu de certains achats, c’est 75 % à 80 % de la valeur finale qui devrait être rélaisée en France. Le nouveau train devrait faire tourner la plupart des sites français d’Alstom. Sites qui, rappelle Jean-Baptiste Eymeoud, malgré les demandes de localisation de plus en plus nombreuses des clients internationaux, « travaillent à 40 % pour l’exportation. Sur un CA de sept milliards, 2,2 sont réalisés en France, dont 1,3 pour le marché français et 0,9 pour l’international ». Et le patron pour la France d’Alstom compte pour aider à pérenniser les sites nationaux (à la fois de matériel roulant et de signalisation) sur des appels d’offres en cours à l’international, comme « le métro de Hanoi, le métro du Caire, ou les trains régionaux du Sénégal ».
F. D.
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