yves crozet. l’évolution la plus forte selon moi, apparemment marginale dans le sens où elle ne change pas le transport, c’est le smartphone car il modifie le rapport au temps. c’est le changement clé : on le voit avec les jeunes qui n’imaginent pas ne pas voir fonctionner en permanence leur téléphone. si dans les années 70-80-90, la question du temps de transport était centrée autour de la vitesse (autoroutes, tgv, avions…), aujourd’hui on ne peut plus gagner en vitesse. mais le temps étant toujours la ressource rare, on l’optimise avec le téléphone. le smartphone est devenu central dans la mobilité et nous a fait passer de la notion de transport à celle de mobilité.