Votre panier est actuellement vide !
Pastilles Crit’Air : en avoir ou pas
Le 15 janvier, Paris devient une immense zone à circulation restreinte dans un périmètre délimité par le boulevard périphérique (qui lui-même en est exclu). C’est la mesure majeure du plan d’action de lutte contre la pollution atmosphérique arrêté par la Ville, qui prévoit d’interdire progressivement les véhicules les plus polluants pour qu’en 2020 le diesel soit banni de son territoire. Seuls seront alors autorisés à circuler les véhicules arborant la fameuse écovignette Crit’Air, déterminant le niveau de pollution et la mise en circulation.
La Mairie avait déjà interdit depuis le 1er juillet dernier les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997 ainsi que les deux-roues motorisés antérieurs au 1er juin 2000. C’est aussi le cas des poids lourds et les cars datant d’avant octobre 2001 qui ne sont plus autorisés depuis septembre 2015. Mais on était encore en quelque sorte dans une période de tolérance.
L’année prochaine, on passera à l’application effective des interdictions. De plus, en cas de pic de pollution à Paris, la préfecture pourra décider d’interdire d’autres catégories de véhicules. Les pastilles aideront à les identifier. « Un arrêté est en cours de discussion pour voir quelles mesures on prendra en cas de pic », souligne-t-on dans l’entourage de Christophe Najdovski, l’adjoint (Europe Ecologie Les Verts) à la Maire de Paris, chargé des Transports.
L’efficacité du contrôle dépendra de la préfecture de police. Dans un premier temps, il sera important pour bien marquer le coup, assure-t-on à la Mairie de Paris qui souhaite à terme automatiser les contrôles.
Les textes ne seraient toutefois pas encore tout à fait au point. S’il est obligatoire en théorie de doter sa voiture d’une vignette, la loi n’a pas prévu de sanction associée au défaut de vignette, indique à VR&T le cabinet de Christophe Najdovski, En revanche, les automobilistes qui circuleraient lors d’un pic de pollution en dépit d’un interdit visant leur catégorie de véhicule seraient passibles d’une contravention de troisième classe, soit 68 euros pour les voitures individuelles et 135 euros pour les poids lourds. Mieux vaudrait donc ne pas avoir du tout de pastille ! Reste que si les automobilistes ne jouent pas le jeu, il devrait être assez facile de légiférer sur la question, nuance-t-on à la Mairie de Paris.
M.-H. P.
Laisser un commentaire