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L’appel à candidatures est lancé pour le renouvellement des TET
On s’y perd ! Le gouvernement avait initialement annoncé pour la fin 2016 un appel d’offres d’1,5 milliard d’euros pour renouveler les trains d’équilibre du territoire à bout de souffle. Mais depuis, entre les commandes annoncées en direct pour Alstom et la décision de la Normandie de commander elle-même ses trains, l’affaire est devenue compliquée. Où en est-on ?
• Rappelons qu’en 2013, Frédéric Cuvillier, alors secrétaire d’Etat aux Transports, avait annoncé la commande de 34 rames Coradia Liner à Alstom. Ces rames sont en train d’être déployées notamment sur les trois lignes dites d’aménagement du territoire conservées par l’Etat. Des Coradia Liner vont aussi être livrés, à partir du 6 février, pour la ligne Paris – Troyes – Belfort dans la région Grand-Est.
• 30 autres rames Alstom devaient être ajoutées. Cette commande est passée devant le comité voyageurs en décembre dernier. « Pour toutes les lignes, qui sont reprises par les régions, l’Etat s’est engagé à financer le renouvellement complet du matériel : soit à travers des contributions financières, laissant le choix aux régions du matériel le mieux adapté, soit à travers la fourniture de rames Alstom », explique le secrétariat d’Etat aux Transports.
• Pour régler la « crise Alstom » en septembre dernier, et face à la menace d’une fermeture du site historique de Belfort, le gouvernement a également annoncé qu’il allait commander 15 TGV pour la transversale sud, entre Bordeaux, Toulouse et Marseille, « en attendant l’arrivée des lignes à grande vitesse Bordeaux – Toulouse et Montpellier – Perpignan ». Alain Vidalies a assuré, le 12 janvier, en présentant le bilan de sa réforme des TET, que « le contrat sera signé avant l’échéance électorale de la présidentielle. Nous sommes en train de finaliser le travail préparatoire », a-t-il précisé. Reste que les difficultés à régler sont nombreuses et les parties prenantes peinent à s’entendre. Outre le coût d’exploitation de rames TGV (évalué généralement à quelque 30 % supplémentaire comparé à des rames classiques), la question de la localisation du site de maintenance pour un aussi petit parc de matériel se pose.
Ces 15 rames TGV doivent donc être soustraites de l’appel d’offres d’1,5 milliard que le gouvernement avait annoncé pour la fin 2016. Il faut aussi soustraire la commande d'OMNEO Premium passée directement par la région Normandie à Bombardier. Le gouvernement s’est en effet entendu avec son président, Hervé Morin, et versera 720 millions d’euros pour l’aider dans ces acquisitions.
Conséquence, l’appel d’offres qui reste à passer ne concerne plus que les deux lignes Paris – Orléans – Limoges – Toulouse et Paris – Clermont-Ferrand. Soit une trentaine de rames. Un appel à candidatures a été lancé le 21 décembre par la SNCF. Les constructeurs intéressés ont jusqu’au 15 février pour se faire connaître. L’appel d’offres devrait être lancé en avril.
D’ores et déjà, il semble que les spécifications sont adaptées aux matériels Alstom de la gamme Coradia Liner, ne l’obligeant pas à « inventer » un nouveau train. Mais elles ne ferment pas la porte aux autres constructeurs, comme Bombardier, CAF ou encore Stadler. Les caractéristiques déjà formulées, à la demande de l’Etat et après concertation des collectivités, évoquent notamment une automotrice à un niveau, avec « des performances d’accélération et une vitesse de 200 km/h adaptées aux trajets et aux caractéristiques de l’infrastructure, ainsi qu’une fiabilité maximale », précise le secrétariat d’Etat aux Transports.
M.-H. P.
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