l’assemblée plénière du sénat, qui a voté le 5 juin par 240 voix pour et 85 voix contre le projet de réforme ferroviaire, s'est vu proposer un texte sensiblement remanié comparé à celui approuvé en mai par l’assemblée nationale. même si les grands principes demeurent (ouverture à la concurrence, transformation de l'entreprise en sociétés anonymes à capitaux 100 % publics, et changement de statut pour les futurs cheminots pour lesquels les sénateurs ont écrit noir sur blanc la date de suppression du statut : à partir du 1er janvier 2020), la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable a en effet fait évoluer le projet de réforme ferroviaire dans un sens plus protecteur des cheminots et des intérêts locaux. de quoi satisfaire à la fois les organisations syndicales réformistes et les élus sensibles aux questions d’aménagement du territoire. les sénateurs ont réaffirmé le principe d'une ouverture à la concurrence progressive en confirmant la possibilité d'ouvrir les ter à la concurrence à partir de 2019 si les régions le souhaitent. a partir de 2023, les appels d'offres deviendront obligatoires. mais ils ont accéléré le calendrier en ile-de-france où le…