nouveau président de la fondation centre jacques-cartier france, jean-pierre farandou, pdg de keolis, a présenté à lyon la stratégie du groupe en france et à l’international en matière de mobilité, l’un des thèmes des « entretiens jacques-cartier ». keolis veut embrayer sur le créneau pionnier des robots-taxis, mode de transport innovant au marché prometteur. c’est du moins ce que laisse entendre le patron de keolis après une étude réalisée il y a quelques mois à lyon en simulant l’impact de 2000 à 3 000 robots-taxis sur l’agglomération lyonnaise avec un prix de trois euros la course par personne. dans la logique des transports à la demande comme ke’op à bordeaux et du véhicule autonome partagé, le modèle conclut que la flotte de taxis autonomes obtiendrait une part de marché de 25 % environ de la mobilité métropolitaine, soit presque autant que les transports en commun qui verraient à peine grignoter leur fréquentation. « le grand perdant serait le véhicule individuel » estime jean-pierre farandou en résumant les deux préalables au dispositif pour les futurs utilisateurs : « il faut accepter de prendre le véhicule et de se faire déposer à…