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Les rencontres du Village de l’Innovation

Pour la troisième année consécutive, Ville, Rail & Transports a organisé le Village de l’Innovation. Ces rencontres permettent à des start-up et à des entreprises de transport d’échanger et de présenter leurs solutions en matière de mobilité aux professionnels du secteur et aux élus. Présentation des 16 entreprises présentes lors de cette édition.
Webreathe vise l’optimisation en temps réel
Webreathe est une toute jeune start-up créée cette année par Nasrédine Chenoufi. « Son objectif est de faire de la gestion intelligente de flux de personnes pour les réseaux de transport et d’aider les opérateurs à optimiser leurs offres de transport en fonction de la demande en temps réel et géolocalisée », détaille le dirigeant qui assure avoir déjà équipé quatre villes en France, soit 70 bus. « Nous voulons répondre à la problématique de demande de réseaux de transport et régler les problèmes d’inadéquation entre offre et demande dans le but de donner davantage envie aux gens de prendre les transports en commun », ajoute-t-il. La jeune entreprise qui compte cinq salariés est basée à Amiens. Elle est en train de lever des fonds pour se développer.
Flowly capte le flux des voyageurs
Flowly est une jeune start-up basée à la Réunion qui depuis un an propose de suivre le flux des voyageurs dans les transports en commun en installant des capteurs. « Cela permet de détecter de façon passive les téléphones portables, de manière à pouvoir retracer l’origine et la destination des voyageurs. Car si la billettique permet de savoir où les voyageurs montent, elle permet rarement de savoir où ils descendent. Flowly propose de résoudre ce problème de manière à mieux connaître le réseau pour pouvoir le restructurer en fonction des besoins », détaille Jeremy Skuza, développeur. « Le service a été expérimenté à Istres où il a permis de valider que les lignes correspondaient bien aux déplacements des voyageurs et d’apporter des corrections en fonction des surcharges détectées sur la journée. » Flowly a aussi été testé à Sydney sur une ligne gratuite pour laquelle les opérateurs manquaient de données du fait de sa gratuité, et le service est en cours de déploiement à Toulon et Roanne.
Citio imagine des scénarios adaptés à la réalité
Lancée il y a un peu plus de six mois après un an de travail de développement avec RATP Dev (un de ses principaux actionnaires), Citio se présente comme une plateforme d’intégration de données. « Notre objectif est de permettre à nos clients (les opérateurs et les autorités organisatrices de mobilité) de comprendre les données dont ils disposent pour optimiser leurs réseaux », explique Guillaume Gibon, l’un des deux fondateurs de la start-up.
Citio collecte et enrichie deux types de données : celles liées à l’exploitation et celles liées à la fréquentation. Les données sont croisées pour reconstituer des informations détaillées sur l’expérience des passagers, une approche jusqu’à dix fois moins coûteuse que les enquêtes traditionnelles. « Nous pouvons repérer les retards récurrents d’une ligne, les pics de fréquentation ou encore des dysfonctionnements. A partir de ces données, nous pouvons imaginer des scénarios d’offres adaptés et analyser les comportements des usagers », précise Guillaume Gibon.
Citio présent dans une dizaine de réseaux français et à l’étranger, essentiellement en Afrique du Nord.
Zenbus au service des passagers et des collectivités
Créé en 2011 et mis sur le marché en 2013, Zenbus est une application qui permet aux utilisateurs des transports en commun de localiser et suivre l’avancée des bus en temps réel via leur téléphone portable, grâce à un smartphone ou une tablette confiée aux conducteurs. Mais Zenbus propose aussi d’aider les collectivités et les exploitants en analysant les informations disponibles grâce à des algorithmes performants, de manière à pouvoir leur fournir des données utiles destinées à leur permettre d’améliorer leurs transports collectifs et de favoriser le report modal. « Nous travaillons avec les autorités organisatrices de la mobilité, que leurs réseaux soient petits, moyens ou grands, avec les exploitants de transport en commun, mais aussi avec ceux de navettes privées ou de transports scolaires », indique Marie Stoffel, commerciale. Zenbus couvre déjà 140 réseaux de transport, principalement en France, mais l’application se déploie aussi progressivement à l’étranger, au Canada, en Irlande et à Detroit aux Etats-Unis.
Klaxit s’engage sur des contrats de covoiturage
Cette année, Klaxit (ex-WayzUp) a levé trois millions d’euros de fonds avec Sodexo, RATP, Via ID, Maif et Inco pour devenir leader européen du covoiturage quotidien. L’entreprise annonce 350 000 trajets quotidiens et 170 entreprises partenaires sur 800 sites en France. « Nous proposons notre offre de covoiturage domicile – travail aux collectivités et aux entreprises et nous offrons le covoiturage à tous les détenteurs de passe transport à Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Rennes et Grenoble », liste Hjiaj Badr, responsable développement. « Pour travailler avec nous, les entreprises payent une licence et signent un contrat d’un an renouvelable si nous atteignons nos objectifs précise-t-il. Dans la Vallée de l’Arve, où il y a 70 entreprises sur 70 km, les gens pensaient que le covoiturage était impossible. Nous avons su démontrer le contraire en mettant en place un réseau où 73 % des collaborateurs trouvent des covoitureurs. » Klaxit affirme avoir « résolu le problème de parking saturé de l’hôpital de Créteil grâce au covoiturage qui a permis de limiter le nombre de véhicules ». Il explique aussi que « chez Renault à Guyancourt, où 80 000 personnes travaillent, Klaxit est parvenu à faire en sorte que 97 % des salariés souhaitant trouver un covoiturage trouvent une solution quatre ans après le lancement du service ». Et annonce que « forts de ces premiers succès, nous venons de remporter un appel d’offres pour travailler avec un grand parc de loisir en région parisienne ».
Karos prend le relais du transport public avec le court-voiturage
« Notre métier est de produire du transport collectif là où il y en a peu ou pas, en mettant en place du “court-voiturage“, car le trajet moyen que nous proposons ne dépasse pas 18 km », explique Olivier Binet, cofondateur de Karos. « Nous nous sommes lancés en 2014 et sommes devenus la première communauté de covoiturage avec 60 % de parts de marché en Ile-de-France, mais nous sommes aussi présents à Toulouse, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire, en Normandie et à La Réunion. » L’entreprise propose ses services aux autorités organisatrices de la mobilité en zone urbaine et aux régions et travaille également avec les entreprises. « L’intelligence artificielle transforme les véhicules individuels en réseaux de transport collectif et Karos rend le covoiturage domicile – travail flexible et sans contraintes », assure M Binet qui précise : « Karos donne aux collectivités les moyens de compléter leurs infrastructures à moindre coût, tout en renforçant leur démarche de développement durable, puisque le covoiturage permet de réduire le nombre de véhicules en circulation. » La start-up qui propose aussi ses services à des entreprises dans le cadre de leur plan de mobilité, permet de faciliter les recrutements ou de limiter le turn-over d’entreprises implantées dans des sites mal desservis par les transports publics.
Usanove lance l’académie digitale
« Nous cherchons à aider les utilisateurs de nouvelles solutions logicielles à se les approprier. C’est ce qui s’appelle l’appropriation d’usage », explique Marc Renaud, le fondateur d’Usanove.
La start-up qu’il a créée il y a deux ans et installée dans la banlieue bordelaise a lancé une académie digitale pour proposer des contenus de formation. Car, explique Marc Renaud, 125 à 350 heures de travail sont perdues chaque année en moyenne par salarié par manque de compétences numériques. D’où les différents outils proposés par Usanove pour remettre à niveau les salariés sur le numérique : chatbots, simulateurs, vidéos, e.learning ou plus classiquement présentations…
Version traduite s’est fait un nom dans les transports
L’agence de traduction créée en 2014 s’est tout de suite spécialisée dans le domaine des transports, tout particulièrement le ferroviaire.
Peu à peu, elle a élargi ses frontières à l’aéronautique, l’énergie, ingénierie ou le développement durable. Denis Vanderydt, l’un des fondateurs, estime être bien connu par toutes les grandes entreprises du secteur, en étant l’un des seuls sur ce créneau qui nécessite des traductions très pointues. Mais demain, les applications de traduction simultanée orale que cherche à développer tout particulièrement Google pourraient changer la donne. D’où la nécessité de réagir et d’investir dans de nouveaux instruments. Ce que fait aujourd’hui Version traduite.
Dietrich Carebus s’engage sur la voie verte
Dietrich Carebus distribue les bus électriques du constructeur chinois Yutong. L’entreprise française réalise l’assemblage final de tous les véhicules dans son usine au nord de Strasbourg. Elle assure aussi les contrôles techniques, le service après vente ou encore la formation.
Dietrich Carebus vient par exemple de livrer deux bus électriques à Rouen et un autre à Orléans qui s’ajoute à un autre bus déjà en circulation.
Pour l’année prochaine, son président Pierre Reinhart annonce la présentation d’un nouveau bus électrique de 12 mètres, « avec un design plus innovant ». Il parie sur l’engouement des collectivités pour les véhicules électriques et prévoit l’embauche de 50 à 80 personnes qui s’ajouteront aux 220 salariés déjà employés si « les performances commerciales sont au rendez-vous ».
PayByPhone permet de payer son stationnement à distance
Spécialiste du stationnement dématérialisé depuis 2009, PaybyPhone permet de payer son stationnement et ses forfaits post stationnement (FPS) à distance. Une fois l’application téléchargée, l’utilisateur peut payer son parking en trois clics et recevoir une alerte avant la fin du temps imparti, de manière à pouvoir le prolonger si nécessaire et ainsi d’éviter les FPS, tout en payant au plus juste. « Le service est proposé dans 150 villes et concerne 480 000 places de stationnement. Dans certaines de ces villes, 70 % des automobilistes ont adopté le paiement via PayByPhone qui est utilisé par 1,3 million d’utilisateurs », souligne Clotilde Contault, commerciale. PayByPhone peut aussi servir à payer les parkings en ouvrage ou en enclos, les recharges de véhicules électriques, les locations de vélo, les transports… Les collectivités ayant adopté PayByPhone ont constaté une augmentation des paiements et du ticket moyen, mais aussi une baisse de leurs coûts, car PayByPhone permet de réduire les frais de collecte, de maintenance et de fonctionnement, et d’avoir ainsi un retour sur investissement rapide.
Flowbird s’inscrit dans la ville du futur
Flowbird est une entreprise française, née de la fusion de Parkeon, numéro un mondial des solutions de stationnement et de billettique de transport public et de Cale numéro deux mondial. « Flowbird regroupe 1 100 collaborateurs, dont 600 en France où nous avons un site de production et notre service de Recherche & Développement qui a mis au point des horodateurs solaires dès 1995 », rappelle Lydie Frenois chargée de Communication. Flowbird conçoit, fabrique et gère des solutions de stationnement et de transport public. L’entreprise a installé 200 000 horodateurs dans le monde, dont 43 000 en France. Conçues pour améliorer la vie quotidienne de millions de citadins, ces solutions s’inscrivent dans le développement des villes du futur en proposant davantage que du paiement de places de stationnement. C’est ainsi que Parkeon donne notamment la possibilité de combiner ses horodateurs aux systèmes de billettique des transports en commun pour transformer chaque terminal en un point de vente accessible directement dans la rue. L’application de paiement de stationnement par mobile de Flowbird, baptisée Whoosh, assure trois millions de transactions par an dans 12 pays.
ParkNow aide les entreprises à gérer leur flotte automobile
ParkNow, détenu à parité par BMW et Daimler, est le premier fournisseur mondial de paiement dématérialisé de stationnement. Présent dans 12 pays, ParkNow est arrivé en France il y a cinq ans pour y proposer sa solution de stationnement, avec une offre pour les particuliers et une autre pour les entreprises. « Le particulier qui télécharge l’application peut payer son parking via son smartphone, au quart d’heure près et le prolonger si nécessaire, sans avoir à retourner à son véhicule, dans 18 villes en France, décrit Pexy Mawatu, Business developer. Quant aux professionnels, ils peuvent utiliser l’application pour gérer leur flotte automobile et proposer à leurs salariés d’utiliser ParkNow pour régler télépéage, essence, lavage, stationnement et parking, sans avoir besoin d’avancer des frais. Les entreprises abonnées à ParkNow ont la possibilité d’accéder à tout moment à leurs données en ligne et reçoivent un relevé mensuel de toutes les opérations pour leur comptabilité. Plus besoin de tickets, ni d’enregistrer les factures de stationnement de leurs employés. » Le groupe de restauration Elior est récemment devenu client de ParkNow.
Fairtiq fait économiser temps et argent
Fairtiq est une start-up Suisse née début 2016. « Nous proposons une application qui donne accès au check-in check-out dans les transports publics et permet le post-paiement », décrit Sara Petraglio, commerciale. « Avant de démarrer son trajet, le client lance l’application à l’aide d’un simple clic, puis l’arrête de la même façon une fois arrivé à destination. Grâce à la géolocalisation de son téléphone, le système calcule le trajet parcouru et le facture en choisissant le règlement le plus avantageux. Ainsi, si le montant total des billets dépasse celui d’une carte journalière, c’est l’option la plus avantageuse qui est prise en compte. Fairtiq permet donc aux voyageurs d’économiser du temps et de l’argent, et pour les entreprises de transport l’application est un moyen d’accroître leur chiffre d’affaires grâce à l’augmentation du nombre d’usagers résultant de la simplification de l’achat des billets, et d’envisager d’importantes économies liées au remplacement progressif des onéreux canaux de distribution classiques. » En Suisse où l’application est utilisée pour 13 000 voyages/jour, Fairtiq a fait du smartphone le titre de transport le plus facile à utiliser. L’entreprise helvétique qui est déjà présente en Autriche, en Allemagne et aux Pays-Bas souhaite à présent créer des partenariats en France.
Digimobee défend l’universalité
Digimobee propose deux grands services : d’une part une solution d’analyse des données en temps réel provenant des véhicules, qui permet aux équipes de maintenance d’anticiper et de savoir précisément sur quelles pièces intervenir (avec à la clé des économies importantes en termes de délai et d’efficacité), d’autre part une solution billettique par mobile. Le dispositif retenu permet, via un smartphone NFC, d’acheter n’importe quel abonnement de transport public, quel que soit l’opérateur, français ou étranger. Cette solution a convaincu Toulouse et Nice qui l’ont retenue. « Notre agilité et notre indépendance nous permettent de travailler avec tous les opérateurs de téléphonie », souligne Dominique Descolas, son PDG, qui espère de nouveaux contrats prochainement.
Seamless joue sur la simplicité
Seamless, société française qui appartient au groupe américain Conduent, propose une appli mobile de paiement très simple : il suffit de la télécharger et de rentrer son numéro de carte bancaire pour pouvoir accéder au service de post-paiement proposé sur les services de la ville qui l’adopte (aujourd’hui Valence et Saint-Malo).
Les services concernés (qui peuvent aller de la piscine, aux transports en passant par la médiathèque…) sont équipés d’un TAG (petit boîtier sans câblage) devant lequel l’utilisateur va présenter son téléphone pour validation. La facturation lui sera adressée par la suite, une fois qu’un algorithme aura calculé le meilleur tarif possible. Tous les types de téléphones peuvent être utilisés car le dispositif fonctionne sur NFC et Bluetooth. C’est une solution universelle qui ne nécessite pas d’investissement, selon la société dont le bureau d’études installé en Ardèche emploie 400 personnes.