le veto de la commission européenne à la fusion alstom-siemens a été très mal perçu du côté allemand. pratiquement tous les partis politiques mais aussi les syndicats ont regretté cette décision jugée néfaste pour l’emploi en europe face à la mondialisation de l’économie et surtout à la concurrence chinoise dans le ferroviaire. le ministre allemand de l’economie, peter altmaier, n’a pas souhaité en rester là. il a annoncé une initiative franco-allemande pour réformer le droit européen de la concurrence. « il est essentiel que l’europe soit capable de répondre à l’avenir à la concurrence mondiale », a estimé le ministre. la veille, peter altmaier avait présenté un programme de mesures protectionnistes pour protéger les fleurons de l’économie allemande face aux velléités de rachat des industriels chinois. berlin fera des propositions pour réformer la loi sur les cartels d’ici l’automne, a annoncé le porte-parole du gouvernement. « face à la mondialisation et à la digitalisation de l’économie, il faut réformer le droit de la concurrence », a insisté steffen seibert. une position partagée par les sociaux-démocrates (spd) qui partagent le pouvoir avec angela merkel dans une « grande coalition ».