siemens et alstom voulaient créer un champion européen du ferroviaire. la commission européenne en a décidé autrement. les questions auxquelles souhaitait répondre la naissance d’un grand groupe restent ouvertes. comment l’industrie européenne peut-elle rester leader dans le ferroviaire ? faut-il un grand champion pour le faire ? comment l’union peut-elle se défendre face à des concurrents agressifs… dont les marchés sont plus verrouillés que le sien ? le salon ferroviaire sifer, à lille, a permis à vrt, grâce à l’appui d’experts, de formuler les questions qui s’imposent. le 6 février dernier la commission européenne a « interdit le projet d’acquisition d’alstom par siemens ». la concentration, expliquait-elle, aurait porté atteinte à la concurrence sur les marchés des systèmes de signalisation ferroviaire et des trains à très grande vitesse. aussitôt signifié – parfois même avant qu’il ne le soit – le veto s’est attiré des réactions très vives, de milieux économiques et politiques, venues surtout d’allemagne et de france. tout le monde cependant n’était pas mécontent. bombardier publiait un communiqué se félicitant de la décision.