après un rapport sévère sur les ter présenté fin octobre, la cour des comptes publie un nouveau rapport au vitriol sur la politique des ressources humaines à la sncf. selon les conseillers de la rue cambon, l’entreprise publique a encore un long chemin à parcourir si elle veut réduire l’écart de compétitivité qui la sépare des autres exploitants ferroviaires et qui pourrait lui coûter cher avec l’ouverture à la concurrence de plusieurs pans de son activité (ter, tet à partir de la fin de l’année, lignes commerciales de voyageurs, dont tgv, à partir de la fin 2020). le groupe, qui compte 145 000 salariés, a pourtant commencé à tailler dans ses effectifs. il a ainsi supprimé 6 000 etp (equivalent temps plein) entre 2012 et 2017. soit en moyenne 1 200 par an. mais cette décrue des effectifs est insuffisante aux yeux de la cour des comptes qui appelle à en amplifier le rythme. de plus, soulignent les auteurs du rapport, elle ne s’est pas accompagnée d’une modification de la gestion des ressources humaines. « la rigidité de l’organisation du travail, l’inadaptation de règles à certains métiers, le sous-emploi de…