le départ anticipé du directeur financier, entériné le 18 novembre par le conseil de surveillance, a mis un terme au bras de fer sur le dossier arriva au sein du directoire de la deutsche bahn (db). alexander doll avait été nommé il y a un an et demi pour procéder à la vente de cette filiale qui regroupe des activités de transport de personnes dans 14 pays d’europe (trains et bus). cette cession devait rapporter quatre milliards d’euros à la compagnie ferroviaire allemande, selon les calculs d’alexander doll. les recettes devaient servir à réduire l’endettement de la db (20 milliards d’euros) et surtout à financer l’achat de nouveaux trains et de bus en allemagne afin de contribuer au plan climat du gouvernement merkel. mais la barre avait été placée beaucoup trop haut. le prix de cession ne prenait pas en compte une dette d’un milliard d’euros, pas plus que les engagements sur les retraites de plus de 400 millions ou encore les incertitudes liées au brexit (le siège d’arriva est en grande-bretagne). la db s’est rapidement rendu compte que les candidats à la reprise n’étaient pas du tout disposés à…