alors que les opérateurs de fret ferroviaire tirent le signal d’alarme pour bénéficier eux aussi d’un plan de relance, faute de quoi disent-ils nombre de trains de marchandises pourraient disparaître, le cese (conseil économique, social et environnemental) s’est saisi de la question de l’impact des infrastructures dans l’économie. pour fanny arav, rapporteuse de ce rapport du cese, la crise du covid a permis de « redécouvrir l’importance stratégique du transport ferroviaire ». selon l’économiste, urbaniste, qui est aussi administratrice salariée unsa-ferroviaire à sncf réseau, « il faut reconsidérer les infrastructures stratégiques et ne plus les voir uniquement à travers le prisme du coût ». s’intéressant plus largement aux transports, aux télécommunications et à l’énergie, fanny arav propose de mettre sur pied une « agence des réseaux qui pourrait avoir une vision d’ensemble et prospective ». elle préconise aussi la mise au point d’un indice de vieillissement du réseau. selon elle, il faut changer son regard sur l’investissement public, toujours considéré comme un coût, mais jamais en fonction de la valeur qu’il apporte. « mais, en même temps, on ne dispose pas d’une vraie valeur des actifs. la valeur est estimée…