coup de tonnerre sur cdg express après une décision du tribunal administratif de montreuil (en seine-saint-denis), qui a réfuté « l’intérêt public majeur » du projet. cette juridiction a en effet partiellement annulé l’arrêté interpréfectoral autorisant les travaux de cette liaison ferroviaire dédiée qui doit relier à l’horizon 2025, l’aéroport de roissy charles-de-gaulle à la gare de l’est. cet arrêté, signé le 11 février 2019 par les préfets de paris, seine-saint-denis, seine-et-marne et val-d’oise, octroyait une dérogation au code de l’environnement pour créer cette liaison de 32 km, mettant l’aéroport à 20 minutes de paris. cette dérogation s’appuyait elle-même sur le principe d’« intérêt public majeur » reconnu à cdg express, qui pouvait de ce fait traverser des zones où vivent des espèces protégées. or, les magistrats ont démonté les principaux arguments liés à cet « intérêt public majeur », avancés par les promoteurs du projet, en tête desquels figure aéroports de paris. alors que le projet vise à absorber un trafic aérien supposé croître à l’avenir de façon exponentielle, selon ces promoteurs, la réalité est toute autre, ont estimé les magistrats. ainsi, adp a annoncé fin octobre des prévisions…