un an après sa première audition devant le parlement, qui était déjà appelé à se prononcer sur sa nomination à la tête de la sncf, jean-pierre farandou s'est livré au même exercice, le 2 décembre, en vue du renouvellement de son mandat à la tête du groupe sncf dont le statut a été transformé le 1er janvier 2020. un exercice dans lequel il excelle mais qui s'est déroulé cette fois-ci dans des conditions qui étaient inimaginables à l'époque : une chute brutale et inédite du trafic ferroviaire due à la crise sanitaire, survenue juste après la longue grève contre la réforme des retraites de décembre 2019 à février 2020. « on est passé de 15 000 trains par jour à 3 500 trains par jour et de cinq millions de voyageurs par jour à 150 000 voyageurs par jour », a résumé jean-pierre farandou, en rappelant qu'à la fin octobre, les pertes se montaient à 5 milliards d'euros. « et on sait que cela va encore s'aggraver ». conséquence, c'est tout le modèle ferroviaire qui est remis en cause. ce modèle repose sur le succès du tgv, dont les lignes…