Alstom absorbe Bombardier

Henri Poupart-Lafarge

l’affaire a été rondement menée. moins d’un an après l’annonce le 17 février 2020 de l’acquisition de bombardier transport par alstom, le mariage sera consommé à la mi-journée. c’est en effet à ce moment-là que sont prévus la signature et le transfert des fonds, ce qui déclenchera le « closing » (le terme de la vente) et le transfert de responsabilités. une bonne affaire financière puisque l’achat aura finalement coûté à alstom 5,5 milliards d’euros. initialement, le montant de la transaction devait être compris entre 5,8 milliards et 6,2 milliards d’euros. en décembre, alstom avait procédé à une augmentation de capital de près de deux milliards d’euros. la cdpq (caisse de dépôt et placement du québec) devient désormais l’actionnaire principal avec 17,5 % du capital d’alstom. bouygues détient de son côté environ 6 % des parts. lundi, ce sera le « day one » pour reprendre un autre anglicisme fréquemment utilisé, « le premier jour où on travaillera vraiment ensemble », commente un porte-parole d’alstom. bombardier transport va s’effacer dans l’ensemble et la marque va progressivement disparaître au profit de la seule marque alstom. on n’utilisera donc plus le nom…