le feuilleton du rer b continue. malgré la fin de non-recevoir opposée hier par la ratp et la sncf à alstom qui proposait « de s’asseoir autour d’une table » pour rediscuter du contrat des rames du rer b, le constructeur français ne dévie pas de sa logique : selon lui, le contrat attribué au groupement bombardier/caf, qui porte sur 146 rames pour plus de 2,56 milliards d’euros, pourrait n’être « pas viable, ni techniquement, ni financièrement ». d’où le maintien de sa demande : « nous souhaitons dialoguer avec l’ensemble des parties, idfm, ratp mais aussi avec caf », assure un porte-parole. sinon, selon lui, alstom pourrait perdre de l’argent. « henri poupart-larfarge explique qu’il ne peut pas prendre une décision qui fragiliserait alstom ». l’écart évoqué dans la presse entre l’offre de alstom, qui n’a pas été retenue, et celle de bombardier/caf tournerait autour de 500 à 600 millions d’euros. un écart énorme, « inquiétant » selon alstom, qui s’interroge aussi sur les engagements pris par bombardier et caf sur le calendrier de livraisons des rames.