ignoré, mal aimé, mal vu, le trottoir prend de la valeur. avec le développement des mobilités actives, avec la révolution informatique, et notamment l’essor du e-commerce, il devint un grand enjeu de la ville de demain. isabelle baraud-serfaty, consultante en économie urbaine, invite à le penser et à en organiser la gestion. un sujet sur lequel elle intervient par monts et par vaux. naturel à nos yeux , le trottoir est une invention récente. réinvention plutôt. les romains l’ont connu et pompéi est là pour en témoigner. puis il a disparu avant de renaître de ci de là, sur le tard. en france, on fait remonter sa généralisation à la loi de 1845, qui fait suite à l’épidémie de choléra de 1832. mesure hygiéniste. cette généralisation, note isabelle baraud-serfaty, consultante en économie urbaine, « coïncide avec la création des grands réseaux d’infrastructure qui structurent le fonctionnement des services urbains en france depuis lors ». l’eau. le gaz. puis l’électricité. aujourd’hui, alors qu’alphabet, la société-mère de google, venait de créer sidewalk labs — les labos du trottoir — sa filiale dédiée aux projets urbains, isabelle baraud-serfaty s’est dit : « et…