dans quelle mesure les choix politiques en matière d'aménagement de l'espace public favorisent-ils les modes les plus respectueux de l'environnement et le report modal? c'est sur cette question que s'est penchée, à la demande de la fnaut, un expert du cabinet adetec, qui a distingué différents types de territoires (centre-ville, banlieue, zones péri-urbaines, aire urbaine) pour en tirer des enseignements. selon bruno cordier, qui a mené l'enquête, la part d’espace affectée à la mobilité fait le grand écart, allant de 13 m² par habitant à paris à 59 m² par habitant à saint-nazaire, ville reconstruite après 1945. quelle que soit cette part, dans toutes les villes, la voiture occupe la plus forte proportion de l'espace public (50 % à lyon, 51 % à paris, 69 % à lille) devant la marche. "paradoxalement, c’est là où l’espace est le plus rare (paris, lyon, villeurbanne, avignon intra-remparts) qu’il est le mieux partagé en faveur des alternatives à la voiture", souligne bruno cordier. explication : l'usage de la voiture y est moins facile, d'autant plus que les métropoles ont mis en place depuis des années, des politiques de mobilité visant à favoriser les…