une centaine de personnes ont manifesté le 14 septembre devant le siège du conseil régional d’ile-de-france à saint-ouen contre la dégradation des conditions de travail après l’ouverture à la concurrence de lignes de bus désormais exploitées par transdev, a constaté l’afp. il s’agit de salariés travaillant à partir des dépôts de sénart et de melun (en seine-et-marne), d’où partent les bus des lignes gagnées l’année dernière par transdev dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau de bus en grande et moyenne couronnes parisiennes (lignes optile). en grève depuis deux semaines, les salariés du secteur de sénart ont été rejoints quelques jours plus tard par ceux de melun. les grévistes, qui représentent près de la moitié des conducteurs selon transdev, pointent des pertes de rémunération et protestent contre un « accord socle » lié au nouveau contrat de transport par autobus conclu entre leur entreprise et ile-de-france mobilités (idfm). cet accord est mis en œuvre depuis le début de l’année et commence seulement maintenant à faire sentir ses effets : il a fallu en effet d’abord transférer les salariés dans de nouvelles sociétés dédiées, puis mettre en vigueur…