nous ne l’apprendrons pas à nos lecteurs, mais il nous semble utile de le rappeler : le 9 août, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (giec) a publié le premier volet de son sixième rapport. ce volet — the physical science basis — présente la synthèse des données scientifiques les plus récentes sur l’évolution du climat. selon le giec, « à moins de réductions immédiates, rapides et massives des émissions de gaz à effet de serre, la limitation du réchauffement aux alentours de 1,5 °c, ou même à 2 °c, sera hors de portée ». sa publication a été précédée, accompagnée ou suivie de gigantesques feux de forêts en sibérie, en grèce, en algérie, en turquie, et en france, dans le var, de canicules records au canada ou aux etats-unis, d’inondations catastrophiques en allemagne, en chine ou dernièrement dans le tennessee. le 13 août, on apprenait que, selon l’agence nationale océanique et atmosphérique américaine (noaa), le mois de juillet 2021 a été le plus chaud jamais enregistré. records de l’été : 38,0 °c enregistrés à verkhoyansk, au nord de la sibérie, au-delà du cercle polaire, le 20 juin…