« Cela ne sert à rien de lancer des trains de nuit si on ne traite pas la question des coûts payés par les différents modes »

Train de nuit SNCF

après la relance le 20 mai du train de nuit paris-nice, puis du paris-lourdes, redémarré le 12 décembre, ville, rail & transports a interrogé bruno gazeau, le président de la fédération nationale des associations d'usagers des transports (fnaut), sur les perspectives qui s'ouvrent, selon lui, pour le ferroviaire. ville, rail & transports : que vous inspire la relance des trains de nuit ? bruno gazeau : pour la fnaut, plus il y a de trains qui circulent, mieux c'est pour les usagers. c'est donc une bonne nouvelle. mais il faut distinguer les trains de nuit nationaux des trains de nuit européens. les trains de nuit sont intéressants quand ils permettent de parcourir des distances d'au moins 1000 km. or, dans notre pays, une fois lancés les paris-nice, paris-lourdes ou tarbes, il n'y en aura pas beaucoup qui pourront parcourir cette distance optimale. les perspectives sont donc limitées. d'ailleurs, pourquoi un voyageur prendrait-il le train entre paris-nice quand il peut faire le même trajet en avion pour 40 euros ? cela ne sert à rien de lancer des trains de nuit si on ne traite pas la question des coûts payés…