tour à tour, organismes professionnels et associations des transports montent au créneau pour demander l'aide de l'etat pour faire face à l'envolée des prix de l'énergie. d'autant que dans le cadre de son plan de résilience, présenté le 16 mars, le gouvernement a dit vouloir soutenir les entreprises de transport. "or seul le transport routier de marchandises et de voyageurs bénéficie d’une aide sectorielle de 400 millions d’euros mais le transport par autobus n’est pas inclus dans ce dispositif", rappelle l'utp qui pointe "les conséquences pour les entreprises de transports publics et ferroviaires, grandes consommatrices d’énergie, touchées de plein fouet par une hausse inédite des prix de l’énergie qui met en danger leur équilibre économique fragile". selon l'organisme patronal, ces entreprises ont déjà supporté 250 millions d’euros de charges supplémentaires en 2021. le surcoût pour les seuls opérateurs de fret ferroviaire est estimé à 55 millions d’euros sur 2022, ce qui risque de «mettre en péril la stratégie nationale du gouvernement qui vise à doubler la part du fret ferroviaire d’ici à 2030", selon marie-ange debon, la présidente de l’utp. "l’enveloppe de 170 millions d’euros/an prévue dans le cadre du…