selon la lom , l’ensemble du territoire doit désormais être couvert par des autorités organisatrices de mobilité. un défi pour desservir des territoires peu denses, où l’automobile s’impose aujourd’hui. ces territoires sont mal connus. trop souvent on se contente de les définir comme ruraux, alors qu’il faudrait les appréhender plus finement afin d’apporter les réponses justes aux questions de mobilité. c’est ce qu’invitent à faire jérôme godement, consultant chercheur d’artimon transports et josefina gimenez, directrice de recherche d’artimon perspectives, l’institut de recherche d’artimon, qui travaille précisément sur les problématiques liées au transport et au développement des territoires. par josefina gimenez et jérôme godement uber, lime, tier, cityscoot ou vélib ne sont que quelques exemples d’acteurs privés ou publics qui opèrent dans la capitale et les autres grandes métropoles déjà pourvues de réseaux de transports collectifs denses. ces nouveaux acteurs permettent dorénavant un accès à une multitude de modes de déplacement supplémentaires : vtc, vélos, trottinettes, voitures et scooters électriques partagés. si l’utilisation du terme « mobilités » au pluriel convient alors, il est forcé de constater qu’il en est tout autre pour les 89 % restants du territoire français. dans…