Pour la première fois, le gendarme du rail saisit sa commission des sanctions 

Ellok der Baureihe 185 mit einem Kesselwagenzug bei der Einfahrt in  Naumburg an der Saale

pour la première fois depuis que sa commission des sanctions existe (2016), l’autorité de régulation des transports s’est décidée à la saisir. en cause, l’absence d’information et de justification fournies par sncf réseau quand elle n’accorde pas les sillons demandés par les opérateurs ferroviaires. cinq entreprises de fret avaient interpelé le gendarme du rail sur le sujet. hasard du calendrier : dans un tout récent rapport sur l’autorité de régulation des transports (art) publié fin novembre, la cour des comptes soulignait le fait que le gendarme des transports n’avait encore jamais saisi sa commission des sanctions, créée après la première réforme ferroviaire de 2014. eh bien, c’est chose faite : l’art l’a saisie le 6 décembre dernier d’un grief contre sncf réseau. cinq opérateurs de fret s’étaient plaints auprès du régulateur des conditions d’accès au réseau ferré national : euro cargo rail (devenu db cargo, filiale de la deutsche bahn), lineas, régiorail, t3m et vfli (devenu captrain, filiale de la sncf). ils avaient saisi en juin 2019 le gendarme du rail car ils reprochaient à sncf réseau de ne pas respecter les décisions et injonctions prononcées par le régulateur sur…