le collectif national asct (cna), créé sur facebook et à l'origine du conflit en décembre des chefs de bord, n'a pas disparu. son accès sur facebook a simplement été limité. le collectif se voit désormais comme un porte-voix puissant des contrôleurs, autre appellation des chefs de bord. l'un de ses membres, olivier*, s'en explique. ville, rail & transports : vous êtes contrôleur depuis 25 ans. comment s’est déroulée votre carrière jusqu’à présent? olivier : je suis entré à la sncf en 1997 et, comme tous les contrôleurs de ma génération, j’ai commencé sur des lignes de banlieue, à marseille. j’y suis resté pendant 12 ans. j’ai ensuite intégré la réserve (la "rail team"), avant d’accéder deux ans et demi plus tard aux tgv. j’ai donc un peu une vie de nomade, qui me fait passer à l’extérieur de 8 à 10 nuits par mois. on cumule en moyenne une centaine de découchés par an. nous assurons deux missions prioritaires : d’abord la sécurité des circulations, puis la préservation des recettes. nous assumons chaque jour des responsabilités très importantes, avec des notions de sécurité à maîtriser, une remise en question tous…