au début du mois de mars, la sncf comptabilisait 580 trains en plus par semaine par rapport à la situation avant le lancement, en décembre 2022, du nouveau service express métropolitain (reme). alain jund, vice-président de l'eurométropole et co-financeur de cette nouvelle offre ferroviaire aux côtés du conseil régional du grand-est, n'en comptait que 480. au-delà de cette querelle des chiffres, les syndicats de salariés de la sncf pointent l'inadéquation entre les ambitions politiques du reme et les moyens mis en œuvre pour sa production. "on savait très bien, en décembre, qu'avec le nombre de conducteurs présents il était impossible de réaliser la commande de la collectivité", juge régis hoffmann, secrétaire général de la cfdt cheminots grand-est. "la capacité d'entretien est insuffisante au technicentre en gare de strasbourg. il manque une vingtaine d'agents en maintenance et surtout, il n'y a pas eu assez de rames lors du lancement". des rames régiolis auraient été mises en service avec un moteur isolé, suite à une panne, pénalisant la régularité et la robustesse des pans de transport. régis hoffmann s'interroge par ailleurs sur les "pressions politiques" qui auraient conduit la sncf à "mener…