avec 500 millions d’euros investis par an et par habitant pour développer les transports collectifs qui sont gratuits, y compris les trains, le grand-duché veut réduire d’un tiers la part de la voiture dans ce pays de près de 2 600 kilomètres carrés, carrefour d’emplois de trois pays frontaliers. françois bausch, ministre (vert) de la mobilité et des travaux publics, qui a travaillé aux chemins de fer luxembourgeois (cfl) avant sa carrière politique, répond à nos questions. ville, rail & transports : vous avez décidé en 2020 la gratuité des trains (sauf en 1ère classe), des bus et tramways. quel est le premier bilan de cette mesure, son coût et son financement ? françois bausch : jouer uniquement sur les prix des transports publics, et même sur la gratuité, ne sera jamais suffisant. ce qu’il faut avant tout, c’est une bonne qualité d’offre et de services de transport. on a augmenté de 30 % notre réseau de bus express, et mis en service une première ligne de tramway dans la capitale. onze kilomètres irriguent déjà la ville centre, la connexion vers l’aéroport est prévue à l’automne 2024. a terme, avec…