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Environnement : sérieux coup de frein sur les ZFE

La révolte populaire contre les Zones à faibles émissions (ZFE) n’aura pas lieu. Le 10 juillet, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a barré la route à la mesure censée interdire l’accès de 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants aux véhicules les plus polluants, d’ici à 2025.
Seules cinq métropoles – Paris, Marseille, Strasbourg, Rouen et Lyon – où la pollution de l’air continue de dépasser les seuils en vigueur, sont maintenues dans le dispositif. Les autres villes deviennent de simples « Territoires de vigilance ». Cela va permettre au gouvernement de se concentrer en termes de moyens, budgétaires et d’accompagnement, sur ces cinq territoires, justifie Christophe Béchu. Par exemple, en cas de dépassement des seuils de pollution atmosphérique autorisés, Perpignan, passé en catégorie vigilance pourrait basculer en ZFE. « Le but de ces ZFE n’est pas d’ennuyer les Français », ajoute-t-il.
La crainte d’une nouvelle grogne sociale a visiblement eu raison des ambitions environnementales du ministre chargé de la Transition écologique. Ses services préparent des mesures « d’acceptabilité sociale » pour l’automne prochain et la loi de Finances 2024, après avoir reçu de l’association France urbaine une liste de 25 propositions « pour allier transition écologique et justice sociale », et pour des ZFE « plus réalistes » et « plus acceptables ».
Président de cette association des grandes villes françaises, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a coordonné un comité de concertation avec la vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, Anne-Marie Jean. Ce travail collectif s’est fait avec les 43 agglomérations concernées. Il propose par exemple d’instaurer des dérogations pour les « petits rouleurs », de doubler le bonus écologique et surtout la prime à la conversion, qui concernent les ménages les plus modestes. Elles pourront être complétées par des aides décidées par les territoires ». Il préconise aussi de « rendre éligibles aux aides de l’État les habitants et les usagers des territoires voisins impactés par la mise en place d’une ZFE ».
Il plaide pour la création d’un guichet unique à l’échelle des intercommunalités concernées par les ZFE pour les demandes d’aides, et recommande aussi que ces aides soient accessibles pour l’achat d’un véhicule d’occasion classé Crit’Air 0,1 ou 2, tout comme il suggèren de déployer massivement le prêt à taux zéro et le micro-crédit pour l’achat de ces véhicules moins polluants.
A ce jour, onze métropoles françaises disposent de ZFE.
N.A