faire un bilan après seulement dix mois, c’est un peu présomptueux. il faut tout d’abord tirer des enseignements », souligne jean castex. je suis arrivé après la démission non prévue de ma prédécesseure, catherine guillouard, dans un contexte difficile pour le secteur des mobilités : la crise sanitaire a engendré un effondrement du nombre d’usagers quotidiens et induit des changements d’habitudes importants qui ont un impact sur notre réseau. nous n’avons à ce jour toujours pas retrouvé le nombre de voyageurs que nous avions avant la pandémie. » une situation principalement due au télétravail et qui s’observe notamment sur la ligne 1 desservant le quartier d’affaires de la défense. « en revanche, le week-end, nous transportons plus de voyageurs qu’en 2019 ». c’est un changement majeur : les franciliens restent davantage chez eux pendant les jours ouvrés et se déplacent plus sur leurs temps libres, donc en fin de semaine. face à ces nouveaux comportements, l’entreprise doit s’adapter. une gageure en termes de gestion du personnel, même si les salariés du groupe ont l’habitude de travailler en horaires décalés, la nuit, le dimanche ou les jours fériés.