Deux mois avant l’arrivée de Philippe Petitcolin, la restructuration d’Alstom déjà sur les rails ?

l'avenir incertain de l'industrie ferroviaire britannique menace le site alstom de derby dans le centre de l'angleterre, la plus grosse unité du groupe ferroviaire pour la fabrication de trains au royaume-uni. au total, alstom emploie 6 500 personnes outre-manche (royaume-uni + irlande). selon le quotidien britannique the telegraph du 3 avril, plusieurs centaines de licenciements seraient envisagées à derby en raison de négociations qui piétinent sur des commandes de matériel et des appels d’offres. notamment des trains de banlieue, et pour lesquels alstom ne voit toujours rien venir après un an de discussions qui s'embourbent avec le gouvernement conservateur de rishi sunak. a quelques mois des législatives en grande-bretagne, les conservateurs jouent la montre. parallèlement, l'abandon de la branche nord de la ligne à grande vitesse hs2 vers manchester décidée par le premier ministre fin 2023 et qui réduit considérablement le projet, n'arrange pas les choses. a deux mois de l’arrivée de l'ancien directeur général de safran, philippe petitcolin, au poste de président d'alstom nouvellement créé (il a déjà coopté comme administrateur indépendant), ces perspectives de licenciements dessinent-t-elles une prochaine restructuration industrielle du numéro deux mondial des équipements ferroviaires ?…