La société suisse Technis attaque la SNCF pour lui avoir pris son nom

Fret SNCF

La renaissance de Fret SNCF le 1er janvier sous la forme de deux sociétés (Hexafret pour le transport de fret et Technis pour la maintenance des locomotives) ne passe pas auprès de la société suisse Technis : cette start up créée en 2016 par Wiktor Bourée reproche au groupe SNCF de lui avoir pris son nom. Après une première mise en demeure en novembre, elle vient de décider de porter plainte contre le groupe SNCF pour « parasitage de dénomination sociale ».

Evoquant un « manque de prise en considération sérieuse de ses inquiétudes légitimes (et cette volonté de s’approprier une dénomination commerciale porteuse) », Technis a porté l’affaire en justice à la fois en France et en Suisse. « Les avocats des deux entreprises ont entamé des discussions mais celles-ci n’ont pas abouti. La SNCF estime qu’il n’y a pas de préjudice mais vu l’ampleur des retombées dans la presse, il y a un risque de confusion et des clients se posent des questions », explique à VRT une porte-parole.

L’affaire est d’autant plus mal perçue que la société suisse, spécialiste de solutions de recueil de données sur l’environnement bâti, est elle-même un fournisseur du groupe SNCF.

Côté SNCF, on minimise l’affaire, en affirmant que les services juridiques des deux entreprises continuent à dialoguer. « Leur activité n’est pas spécifique au ferroviaire. Cette société a des clients dans d’autres secteurs », commente-t-on, en citant d’autres cas similaires comme « les stylos Mont-Blanc et la crème Mont-Blanc qui utilisent le même nom mais n’ont rien à voir ». Et on rappelle qu’une agence de com spécialisée sur les marques a été missionnée avant le choix du nom. « Après un travail de vérification, l’agence avait conclu qu’il n’y avait ni conflit d’intérêt, ni problème majeur identifié », affirme un porte-parole.