les ambitions étaient grandes, les attentes plus encore. vingt ans tout juste après l’entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005 en faveur des personnes handicapés, le bilan est décevant, notamment dans les transports. le texte n’a pas permis d’améliorer notablement la mobilité des douze millions de français en situation de handicap. la volonté politique remonte pourtant bien avant 2005. dès 1975, sous la présidence de valéry giscard d’estaing, une loi pour les personnes handicapées entend déjà favoriser leur transport. a la fin des années 90, le terme d’accessibilité est enfin évoqué, avant d’être institutionnalisé dans la loi de 2005, avec la promesse d’une plus grande mobilité pour les personnes affichant un handicap. principe d'accessibilité généralisée la loi du 11 février 2005 s’engage à répondre à leurs attentes dans cinq grands domaines : la compensation, la scolarité, l’emploi, la création de maisons départementales et l’accessibilité. cette dernière est considérée comme une condition primordiale pour permettre à tous d’exercer les actes de la vie quotidienne et de participer à la vie sociale. aussi la loi prévoit-elle le principe d’accessibilité généralisée, quel que soit le handicap, physique, sensoriel, mental, psychique,…