L’homologation des trains, un processus à revoir en France selon une mission parlementaire

Dans le train, 
20 personnes participent aux essais. Elles surveillent notamment tout 
ce qui touche à la configuration du train.

les opérateurs concurrents de la sncf mais aussi les constructeurs français se plaignent régulièrement des lourdeurs du processus d'homologation des trains dans notre pays. dernière en date, la compagnie espagnole renfe a décidé de suspendre son développement en france en évoquant des difficultés et des retards notamment pour l'homologation de ses trains. ils ont raison! estime une mission parlementaire "flash", constituée de deux anciens députés, david valence et guy bricout, qui n'ont pas eu le temps de présenter leur rapport durant leur mandature. ils viennent d'être entendus, le 2 avril par la commission du développement durable de l'assemblée nationale. avec des arguments percutants, ils décrivent un processus lourd et coûteux pour obtenir une "autorisation de mise sur le marché" (amm). il peut en effet s'écouler plus de sept ans entre la commande d'un nouveau matériel et sa livraison, soulignent les deux rapporteurs qui se sont intéressés aux trains grandes lignes, interurbains et de fret. "selon caf france, que nous avons auditionné, une campagne d'essais peut représenter entre 5 et 10 % du temps de conception et 10 % de son budget", indique guy bricout, ancien député (liot) du nord. une…