« Le collectif des contrôleurs renvoie aux gilets jaunes », selon le sociologue Laurent Willemez

contrôleur

laurent willemez, professeur de sociologie à l’université versailles saint-quentin en yvelines et spécialiste des organisations syndicales, analyse le fonctionnement du collectif de contrôleurs, né sur les réseaux sociaux. et s'interroge sur sa capacité à évoluer dans le temps. ville, rail & transports. les syndicats ont-ils pris la mesure du phénomène « réseaux sociaux » ? laurent willemez. avec ma collègue marie benedetto meyer, nous avons analysé le rapport entre les grandes confédérations et les principaux réseaux sociaux. nous avons noté leurs difficultés à les gérer faute d’habitude et d’expertise. chaque organisation a, au niveau confédéral, un community manager, un webmaitre, une personne qui poste sur x… mais c’est là toutes leurs ressources. et cela correspond à un mode de communication très centralisé où l’information, en entreprise, descend des sièges vers les sections qui les répercutent aux militants. au niveau local, on peut voir des militants très actifs, mais ce sont souvent des initiatives très individuelles et cela signifie qu’ils passent leurs soirées à ça. vrt. qu’est-ce qui est nouveau avec le collectif ? l. w. jusqu’à présent, les réseaux permettaient de créer de la discussion, des échanges mais ne servaient…