depuis leur création en 2010, le nombre de sociétés publiques locales (spl) ne cesse de progresser. selon la fédération nationale des entreprises locales, l’epl, on en comptait l’an dernier 46 dans le secteur des mobilités, soit quatre de plus qu’en 2023. les spl jouent presque à jeu égal avec les sociétés d’économie mixte (42 dans le transport), qui peuvent, elles, travailler pour d’autres « clients » que leurs seuls actionnaires. la spl assure elle « l’efficacité d’une gestion privée mise au profit d’une gestion publique ». partout en france, des dizaines d’agglomération, dont strasbourg, montpellier, chartres, evreux, angoulême, saumur, ont choisi de passer au statut spl, pour profiter de la souplesse et de l’agilité d’un outil qui répond à la fois à la spécificité des transports collectifs et à un investissement à long terme. exemple à pau, où la société d'économie mixte dédiée aux transports était arrivée « au bout de son organisation avec un actionnariat trop émietté », justifie jean-bernard feltmann, le patron des transports palois. le 1er janvier 2024, le syndicat mixte pau béarn pyrénées mobilités a transféré à la spl stap, créée en 2017, l’exploitation du réseau…