Mobilités : le numérique n’est plus un luxe mais un levier incontournable

Aujourd’hui, face aux tensions budgétaires et dans un paysage politique incertain qui redessinera très certainement les conclusions de la , l’impératif qui s’impose à nos territoires est encore plus fort : chaque euro investi doit désormais prouver son efficacité. Pour le permettre, nous avons une conviction forte : le numérique n’est plus un accessoire, mais un levier stratégique d’efficacité, d’équité et de résilience.

Par Mobil’in Pulse. Fabrice LURIOT, Président. Marie-Xavière WAUQUIEZ, Directrice Générale.

Comprendre, modifier, ajuster

Fabrice LURIOT, Président de Mobil’in Pulse
Fabrice LURIOT, Président de Mobil’in Pulse

Longtemps, les politiques de transport ont été pensées avec une connaissance approximative des flux, telle que disponible pendant de nombreuses années. Aujourd’hui entre , la demande est cartographiée en temps réel. Cette granularité permet d’ajuster l’offre à la demande, d’évaluer l’impact des décisions et de déployer des services mieux dimensionnés, réduisant ainsi les coûts superflus et optimisant l’efficacité des dépenses publiques.

Ainsi, mieux connaître l’usage des infrastructures et des services de mobilité grâce au numérique, permet d’agir efficacement sur l’aménagement du territoire et son rôle d’équité notamment en matière d’accès aux transports publics. Les entreprises elles-mêmes ont un rôle crucial à jouer dans l’équation, en activant les bons leviers et en jouant sur le télétravail, les tiers-lieux ou le financement de dispositifs en faveur des mobilités durables pour les salariés comme le , pour in fine appréhender et éventuellement réduire les actuelle.

Optimiser l’existant avant d’étendre

Avant d’envisager des investissements conséquents pour développer de nouvelles infrastructures, il est urgent d’exploiter les réseaux existants, en utilisant pleinement l’apport du numérique, des comme des capteurs, ou bien encore des algorithmes de simulation ou de régulation.

Mettre en place des dispositifs tels que la gestion dynamique du trafic, le déploiement de voies réservées en périphérie des grandes villes, une bonne coordination des voies urbaines pour tout type de mobilité confondue ou encore l’amélioration de la vitesse commerciale de circulation des transports collectifs permettrait d’optimiser l’usage de l’espace public partagé.

On estime que . Le numérique devient ainsi le moteur d’une exploitation économiquement efficiente.

L’apport du digital sur l’aménagement du territoire et sur la création de services de mobilité se voit également là où le transport de masse n’est pas adapté et finançable : les . Grâce aux technologies de l’information et à un déploiement de hubs frugaux de connexion multimodale, la voiture individuelle peut devenir un transport collectif et venir compléter les services structurants de mobilité.

Le levier du numérique pour financer durablement

Marie-XavièreWauquiez, directrice générale de Mobil’in Pulse.
Marie-Xavière Wauquiez, directrice générale de Mobil’in Pulse.

Face à la baisse des recettes liées à la transition énergétique, notamment la , inventer une nouvelle fiscalité de la mobilité devient impératif. Une , génèrera des recettes équitables et lisibles. Gérée par des plateformes publiques et des outils numériques éprouvés, cette tarification soutiendra le financement des projets de mobilité aux meilleurs ratios kg de carbone émis / euros dépensés.

Pour accroître les recettes sans alourdir la fiscalité, il faut également simplifier l’accès aux services de mobilité tels que le propose les (payer les transports publics avec la carte bancaire individuelle). C’est en procédant à l’optimisation du financement grâce au numérique que l’on assurera la pérennité des services et que l’on répondra à l’attente citoyenne sur l’efficacité des mobilités, en réduisant la .

Enfin, réinventer les mobilités implique de dépasser les silos. Les outils numériques doivent irriguer une vision intégrée, où . Le numérique n’est plus une brique accessoire : il est le socle d’une mobilité intelligente et durable. De la connaissance des flux à la tarification équitable, en passant par l’optimisation des usages de l’espace public, ces technologies offrent un retour sur investissement rapide et mesurable. Ne pas les adopter, c’est s’exposer à la double peine des dépenses inutiles et des objectifs manqués.


« Face à la baisse des recettes liées à la transition énergétique, notamment la baisse de la TICPE, inventer une nouvelle fiscalité de la mobilité devient impératif. » — Marie-Xavière Wauquiez, directrice générale.